Le gouvernement abandonne les territoires, les régions s’engagent au-delà de leurs compétences

Depuis 2004, l’Etat s’est délesté de nombre de ses responsabilités sur les collectivités territoriales, sans assurer un financement équitable de ces transferts. Pire, il n’assume plus ses missions de base dans de nombreux domaines.

Les régions socialistes prennent leurs responsabilités et face à la crise, elles ont mis en œuvre, au-delà de leurs compétences obligatoires, de nombreux dispositifs de solidarité : plans de lutte contre toutes les discriminations, accessibilité des lycées et des gares aux personnes handicapées, accès à la santé et aux soins dans les territoires.

Renonçant à assumer pleinement la responsabilité de l’Etat dans l’aménagement du territoire, le gouvernement oblige de surcroît les collectivités à co-financer ses projets.

Face à la campagne éhontée de l’UMP contre les régions, rétablissons la vérité :

  • La dette des régions représente seulement 1 % de la dette de l’Etat.

  • La dette des collectivités locales représente 10 % de la dette totale et dans le même temps, l’investissement des collectivités locales représente 73 % de l’investissement public.

  • Les dépenses de personnels ont crû en premier lieu en raison du transfert de 130 000 agents de l’Etat dans les conseils régionaux.

  • L’Etat a versé 95 millions d’euros aux régions en subventions d’investissement, pendant qu’il percevait 427,4 millions d’euros des régions en subventions publiques : les régions reversent à l’Etat quatre fois plus qu’elles ne perçoivent.

  • Aujourd’hui, le gouvernement oblige les collectivités à financer 1/3 du plan Campus et impose des cofinancements sur les lignes à grande vitesse et sur les opérations de renouvellement urbain.
  • En supportant le coût des compétences abandonnées par l’Etat, les régions ont été bien gérées :

  • En 2009, la région qui a le plus augmenté son taux d’imposition est l’Alsace, une des deux régions métropolitaines gérées par l’UMP de Nicolas Sarkozy.


  • Au contraire, 16 régions socialistes ont maintenu inchangé leur taux d’imposition.

  • Les régions représentent 2 % de la fiscalité en France et en moyenne, leurs impôts n’ont augmenté que de 3,6 % par an, soient 3 € par habitant et par an.

  • L’investissement des régions métropolitaines a progressé de 32,24 % entre 2004 et 2009.